10 choses qu’il faut se rappeler au quotidien lorsqu’on cherche du boulot

Cela fait quatre ans que j’ai quitté l’université… et les périodes de chômage ont alterné avec les missions d’anthropologie : parfois une semaine, parfois un-deux-trois mois, parfois plus. À chaque fin de mission, j’oscillais entre la satisfaction du job accompli et l’inconnu du reste de mon avenir. Je percevais les premiers jours comme un peu de temps de repos après avoir mené ma mission à bien et j’en profitais pour faire toutes les choses que j’avais mises de côté afin de rester concentrée. Généralement, c’est après une semaine ou deux de repos/occupation avec les tâches quotidiennes et autres petits projets bénévoles que je commençais à développer un état de lassitude et de démotivation… et c’est dur d’en sortir.

Honnêtement, je ne suis toujours pas certaine de connaître les ingrédients de « LA réussite » pour sortir de ces périodes de chômage. Mais à force, j’ai quelques idées qui se sont dessinées et j’espère que cela va aider certains d’entre vous.

Je ne souhaite rivaliser avec personne. J’espère juste qu’on va tous s’en sortir.

C’est vraiment important de garder en tête les choses suivantes :

  1. Qui êtes-vous ? Quelles sont vos compétences et vos atouts ? Quelles sont vos préférences de travail ?

    Personnellement, l’unif m’avait déjà appris que je suis adaptable et que j’apprends vite… Mais c’est en travaillant en tant qu’intérimaire dans un supermarché que je me suis rendue compte que j’appréciais vraiment le travail d’équipe. J’avais également sous-estimé ma capacité à relativiser et mettre en perspective le fait que les autres sont humains et font parfois des choses qui peuvent m’embêter ou ne pas me paraître logique… Il faut dire que mon expérience familiale m’avait vraiment fait croire que j’étais susceptible, ce qui n’est apparemment pas le cas du tout dans le domaine professionnel.
  2. La positivité amène plus de chances que la négativité.
    Notez des phrases rassurantes un peu partout chez vous. C’est important parce que – let’s face it – les gens avec qui on vit ne savent pas forcément trouver les bons mots (je ne vous raconte pas le nombre de fois que j’ai attendu une petite phrase de soutien et d’encouragement de mon entourage et que je n’ai eu qu’impressions d’être stupide, incapable de passer à autre chose et inadéquate pour m’intégrer à la société).

    Il vous faut des phrases telles que :
    Croire en un meilleur avenir implique de penser, parler et agir comme si c’était déjà le cas… les émotions aident beaucoup.
    Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.
    Je sais que le futur fait peur mais vous trouverez votre voie !
    Ce que vous pensez maintenant crée votre futur. Alors respirez et définissez ce que vous aimez et aimeriez dans votre vie.
    Ce n’est jamais trop tard pour un nouveau départ.
    Il y a toujours une raison de SOURIRE. Trouvez-la.
    Appréciez ceux qui ne renoncent pas à vous.
    Faites de vous-mêmes la priorité de temps en temps. Ce n’est pas égoïste, c’est nécessaire !
    Vous ne pouvez pas forcer une connexion avec quelqu’un. Nous rencontrons les bonnes personnes au bon moment dans les bonnes circonstances.
    La vie est meilleure lorsqu’on ne prend pas tout sérieusement : riez !
    Vous ne devrez jamais forcer quelque chose qui doit vraiment être.
    Tout stress, anxiété, dépression est causée lorsqu’on oublie qui on est et qu’on commence à vivre pour faire plaisir aux autres.
    Peu importe à quel point vous êtes ouvert et paisible, les gens ne pourront vous découvrir qu’aussi profondément qu’ils ne se connaissent eux-mêmes.
    Parfois, s’accrocher fait plus de dégâts que de lâcher prise.
    La confiance, ce n’est pas : « Ils vont m’aimer. » ; c’est plutôt « J’irai bien, même s’ils ne m’aiment pas. »

  3. Que voulez-vous faire de votre vie ? Quel est votre job idéal et votre plan de carrière ? Souhaitez-vous un emploi qui laisse du temps pour d’autres activités ? Souhaitez-vous travailler longtemps à horaire stable ou à horaire fixe ?
    N’oubliez pas de considérer le fait que parfois, on pense vouloir quelque chose et il s’avère qu’on n’en a pas besoin.
    Définissez bien votre but dans la vie en fonction de qui vous êtes et voulez être.

    Pour ma part, je pensais que j’appréciais être là pour mes collègues archéologues quand ils avaient besoin de moi. Et il s’est avéré que j’avais du mal à supporter le fait qu’on ne me considère pas comme utile en dehors de ces moments-là. J’ai découvert que je suis quelqu’un qui donne beaucoup, a beaucoup d’idées et de courage pour mener à bien un projet et seulement réaliser des missions par moments, ce n’était vraiment pas satisfaisant… car je savais qu’il y avait bien plus à faire ! J’ai essayé de partager ces pensées avec les personnes qui décidaient des budgets, mais ce sont des choses qui prennent du temps… et je ne souhaitais plus attendre.

  4. Vous allez traverser des moments difficiles, constitués de sentiments de rejet, d’abandon, d’insécurité, d’inutilité… mais c’est temporaire. Rappelez-vous que les seules personnes qui restent au chômage toute leur vie et dépendent d’autres personnes l’ont choisi et accepté… pour des raisons d’organisation familiale, voire un manque d’envie de s’intégrer à la société.

    Chaque situation de vie est temporaire. Lorsque la vie est bien, profitez-en à fond. Lorsque la vie ne va pas si bien, rappelez-vous que cela ne sera pas pour toujours et que de meilleurs jours s’annoncent.Votre moment arrivera.

    Quoiqu’il en soit, si vous ne souhaitez pas rester dans cette situation difficile, vous n’y resterez pas. Identifiez les éléments qui vous y coincent : manque de confiance en soi, difficulté à convaincre un employeur, budget limité dans votre domaine, absence de voiture, besoin d’un permis, besoin d’une formation complémentaire… Pensez-vous que cela soit surmontable ? Soit vous acceptez la difficulté telle quelle et trouvez une parade pour que cela ne vous empêche pas d’obtenir un emploi, soit vous résolvez la situation et définissez des choses à faire pour cela (voir un coach pour la confiance, regarder après une voiture à acheter ou louer, s’organiser pour vous préparer au permis ou à une formation…).

  5. Les rejets de candidatures… ne sont pas vraiment dirigés contre vous.
    C’est dur de ne pas le prendre pour soi, surtout à force d’avoir des réponses formelles, toutes faites et qui se ressemblent toutes, mais cela n’a rien à voir avec vous si les personnes chargées de sélectionner les candidats ne vous prennent pas.

    Pensez-y un instant : vous êtes assistant RH et vous devez trouver des candidats potentiels pour un poste. On vous donne la description d’emploi à laquelle les candidats ont répondu. Vous avez une centaine de CV sur votre bureau et vous devez faire la première sélection en moins d’une heure. Le premier critère que vous passez en revue sur tous ces CV est le diplôme. Tous les autres qui n’ont pas le diplômes requis sont mis de côté, même si leur expérience leur a apporté les mêmes compétences. L’étape suivante, ce sont les preuves temporelles d’expérience et des compétences recherchées que vous visez sur les CV restants… etc.
    Vous voyez ? Ce n’est pas contre vous. Vous vous seriez probablement éliminé vous-même avec ce principe. Heureusement, tous les employeurs ne sont pas comme ça.

  6. Restez ouvert(e) aux nouvelles opportunités !
    On ne sait jamais ! Vous pourriez avoir la possibilité de vous découvrir de nouveaux aspects de vous-mêmes avant de trouver quelque chose de fixe ! Parfois s’engager dans un projet bénévolement peut vous aider à rencontrer des gens qui pourraient vous aider dans votre recherche.
    Ou même, vous pourriez être appelé par une agence à laquelle vous avez envoyé votre CV il y a plusieurs mois et où une place se libère…

    Personnellement, cela faisait près de trois mois que j’avais trouvé une situation plutôt intéressante et confortable lorsqu’on m’a proposé un emploi stable, tel que je le désirais depuis un moment.
    En fait, j’étais tellement déconnectée de mon gsm lorsque je travaillais en rayon et préoccupée par mes projets d’édition en freelance que j’ai failli laisser tomber cette chance avant même de la considérer. C’était trop beau pour être vrai, et j’avais laisser tomber. Je n’y croyais plus et je me sentais bien dans la situation où j’étais.

  7. Améliorer son CV et trouver des mots-clés appropriés pour vos compétences sont deux choses importantes avant d’envoyer votre candidature.
    Mettre à jour son CV, c’est parfois rébarbatif… mais l’améliorer est important, surtout selon d’autres perspectives. Demandez des conseils à des amis, des parents, des conseillers d’agence intérim, etc. Vérifiez que vous utilisez les mêmes mots-clés que les entreprises pour lesquelles vous postulez. Être créatif peut aussi augmenter vos chances d’attirer l’attention 🙂
  8. Travailler réellement par moments, réaliser des projets concrets que vous pouvez mettre en valeur peut vous aider à démontrer vos compétences. Être bénévole pour une association, cela donne un aperçu de la réalité du monde du travail… que l’on perd parfois quand on reste au chômage trop longtemps. Vous avez beaucoup de choses d’en apprendre sur vous-mêmes de cette façon, que ce soit en travaillant en intérimaire ou en étant bénévole pour une cause qui vous est chère.
  9. Veiller à avoir des journées remplies mais flexibles !
    Autant il est important de s’occuper avec des projets, diverses activités et quelques hobbies, autant il faut également rester disponible. Une telle flexibilité est difficile à maintenir lorsque la routine s’installe… et que l’on se lance dans plusieurs projets. Il ne sert à rien de rester disponible tout le temps et d’attendre sagement que les entreprises vous contactent en retour. Il vaut mieux être proactif, s’investir à la fois dans certaines activités et à la fois aller vers les entreprises qui vous intéressent.
  10. Être trop déconnecté de la société nuit beaucoup lors de l’entretien.
    Afin de limiter les poussées de sincérité trop intenses en plein entretien, il est important de rester connecter aux autres : autant le monde du travail que les amis et la famille. Il arrive fréquemment que l’on oublie – sans le vouloir – de faire la différence entre un interlocuteur internaute, des proches, des amis et … le potentiel employeur. En fait, quand on est trop branché sur soi, son ressenti et son envie de travailler, on a tendance à compartimenter les candidatures et jobs et on se trouve déconnecté du monde extérieur. La conséquence est souvent une incapacité de se contenir de parler en présence de personnes à l’écoute.
    D’ailleurs, même en vivant avec des gens (parents, partenaires, colocataires), ceux-ci ne sont pas toujours véritablement disponibles et disposés à écouter nos désirs et motivations pour un emploi. Comme un(e) étudiant(e) en blocus qui voit peu de monde pendant plusieurs semaines… d’office, lorsque l’étudiant(e) se trouvera face à une personne à l’écoute, il/elle se mettra à parler bien plus que de coutume.
    De même, lors d’un entretien, l’employeur pose des questions qui peut nous donner cette impression d’intérêt sincère pour notre personne, notre volonté et nos souhaits… ce qui risque de nous mener à parler trop et perdre l’écoute de l’interlocuteur.
    Alors, sortez de chez vous suffisamment que pour vous contenir lorsqu’on vous demande vos motivations et votre idéal 😉

 

En espérant que cela vous aide 🙂
Courage les amis !

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